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28/06/2017

Locavore, un boulot de tous les jours !

Locavore, un boulot de tous les jours !

À O’Cbon on ne fait pas que dire que nous sommes locavores. Nous essayons de l’être, chaque jour. Qui dit Locavore dit proche géographiquement des producteurs, c’est d’ailleurs une des particularités d’O’Cbon que l’entreprise soit adossée à une ferme de production de fruits à Saint-Jean de Vedas, Les vergers de Saint-Jean. Nous l’avons vu lors de notre publication précédente avec Stéphane Linou, le locavorisme implique que les aliments ne doivent pas provenir de producteurs situés au delà d’un rayon de 150 km. Pourtant, la tâche n’est pas simple du tout lorsqu’on souhaite appliquer ce principe à la restauration ! Laissez-nous vous expliquer.

Nous avons reporté sur la carte, à "souris levée" la zone de locavorisme d'O'cbon/


Notre bassin naturel d’achats se trouve à Montpellier et dans l’agglomération. Nous sommes dans une région où il est possible de trouver des fruits et légumes sans problèmes. C’est pour les protéines que les choses se gâtent et prennent des tours parfois complexes. Il y a peu d’élevages autour de Montpellier, et ceux qui existent vendent le plus souvent toute leur production en vente directe. Mais alors, puisque le sud du massif central entre dans la zone « autorisée », pourquoi ne pas aller s’approvisionner là bas ? Là, c’est le prix de la viande, auquel il faut ajouter le coût du transport, qui vient faire obstacle en se combinant, c’est un comble, avec la typicité des produits.

« Nous sommes un peu coincés sur les protéines »

Loïc Bruté de Remur, créateur d’O’cbon explique : « La viande française, et notamment celle du massif central, est très typée, très forte en goût, ce n’est pas forcément très apprécié des convives. D’ailleurs la viande rouge froide n’a plus un grand succès dans les plateaux repas, nous nous en passons le plus souvent possible. Mais lorsque nous en proposons, elle est en provenance de l’Union européenne, comme pour la majeure partie des restaurants classiques d’ailleurs. Ensuite, le prix est un facteur très important. Si l’on veut par exemple inclure de la viande de volaille locale, cela renchérit le prix du plateau de 25 % au bas mot. C’est vrai que nous sommes un peu coincé sur les protéines, mais cela ne nous empêche pas d’être créatifs sur les crudités qui sont, elles, bien locales ! »

Si vous souhaitez être parfaitement locavore, rien ne vous empêche de nous appeler, nous élaborerons une solution !