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10/05/2017

Inquiets ! Vous êtes inquiets !

Inquiets ! Vous êtes inquiets !

On vous dit inquiets. Oui, vous les mangeurs ! Inquiets de quoi ? De ce que vous mangez pardi ! En même temps, on vous comprend ! Les différentes crises liées à l’alimentation sont passées par là ! Depuis 1996 et la déflagration de la vache folle, ce sont une dizaines d’événements liés à la sécurité alimentaire qui ont défrayé la chronique. Dans une étude conduite en 2006 par le Credoc et l’université de Toulouse, les chercheurs ont dressé un portait fidèle de ces peurs qui nous hanteraient, tous, à des degrés divers. Si les crises antérieures à 2013 avaient ébranlé la confiance que nous pouvions avoir dans notre alimentation, 2013 semble marquer un tournant révélé par l’enquête. Souvenez-vous, 2013, c’est le scandale des lasagnes à la viande de cheval, une escroquerie à grande échelle qui a décrédibilisé l’agroalimentaire dans son ensemble.

Mais regardons où sont les sources d’inquiétudes, famille d’aliment par famille d’aliment. Pour les fruits, ce sont les produits chimiques qui sont le principal facteur de stress des consommateurs, à savoir les pesticides et les engrais chimiques. S’ils inquiétaient 63 % des sondés en 2009 ils sont aujourd’hui 83 % à être préoccupés par leur présence dans les fruits. Globalement les légumes bénéficient d’un peu plus de confiance mais là encore, ce sont les produits chimiques qui sont la principale source de soucis puisque 86 % des personnes interrogées les mentionnent.

Produits chimiques, pollution…

Pour la viande, le tableau des inquiétudes est différent. Le bien-être animal et l’hygiène et la fraîcheur sont aujourd’hui les principales sources de stress citées en 2016. Quand en 2009 c’était, crise de la vache folle oblige, l’alimentation animale qui tenait le haut du pavé. Pour les poissons, les produits chimiques liés à la pollution des eaux et à la présence de métaux lourds nous inquiète bien plus que la fraîcheur, item cité en premier par contre pour les produits laitiers qui bénéficient d’une relative confiance. Enfin, l’addition de tous ces facteurs se retrouve dans l’évaluation des produits industriels. La défiance des consommateurs pour ces produits porte sur la présence de produits chimiques en premier lieu, puis les caractéristiques du produits, suivies par les rapports de force de la filière et enfin l’impact sur l’environnement. Avec une vraie problématique soulignée par l’étude autour des conservateurs.

Pour en savoir plus, laissez-vous porter par les analyses de Jean-Pierre Poulain qui commente les résultats de l'étude [en .pdf par ici] dans la vidéo ci-dessous. Bon appétit !